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Les tribulations d'une Nataly en mode On à Lyon
Photo de Cyril Folliot
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Slow Joe, découverte d’un crooner

Étonnant quartier des Terreaux… J’aime la mixité culturelle de cet endroit. Les santiags et les cuirs, les dreadlocks et les sarouels au milieu des fourrures et des escarpins. Les bobos, les hipsters, les rockers, les tatoueurs et artistes en tout genre… Et bien sûr la musique. Omniprésente. Quand j’ouvre les fenêtres, j’entends les répétitions de jazz de l’immeuble d’en face. Dans ma salle de bain, ce sont les dièses du piano de l’appartement d’à côté qui passent les murs. Et le mercredi, quelque part dans l’immeuble, une Castafiore tricote ses gammes à l’endroit et à l’envers. Et puis, il y a Slow Joe

Slow-Joe d baghir

Photo de @Baghir

Je n’ai découvert Slow Joe que dernièrement et par hasard. Ce crooner indien chantait du rock et du blues à Bombey jusqu’à sa rencontre en 2007 avec Cédric de la Chapelle, jeune guitariste lyonnais. Ce fut visiblement un véritable coup de foudre musical entre deux personnalités, si différentes, car une fois rentré en France, Cédric réunit trois musiciens pour créer The Ginger Accident, un groupe qui accompagnera Slow Joe dans un périple incroyable. Le premier concert de sa vie, il le donnera à 64 ans aux Trans Musicales, deux ans après avoir rencontré Cédric. Deux ans durant lesquels ils travailleront à distance et ne se verront que quelques jours avant l’événement. S’en suivront 6 années et 300 concerts, 2 albums et un troisième à titre posthume qui sortira ce vendredi 3 février.

SlowJoe-Philippe_Mazzoni

Photo de Philippe Mazzoni

Pourquoi je vous parle de Slow Joe sur ce blog ? Parce qu’il vivait à quelques mètres de chez moi, place Sathonay, où il s’est éteint à 73 ans, le 1er mai 2016, alors que se finalisait ce troisième album. S’il avait marqué Cédric par sa musique, il avait également fortement marqué les habitants et commerçants de la place par sa personnalité. Après son décès, la Mairie du 1er arrondissement, située place Sathonay justement, l’inscrit dans la mémoire collective et fait dessiner, par l’artiste Don Mateo, le visage de Slow Joe sur sa façade.

Slow Joe - Don Mateo

Depuis, j’ai écouté tout ce que j’ai pu trouver d’eux. J’ai été séduite par sa voix de crooner, enraillée par une vie d’excès, par sa « gueule » et sa dégaine « de clochard céleste » comme ils disent ici.

The Ginger Accident sort donc à titre posthume Let me be gone, leur troisième album avec Slow Joe, dont le premier clip, My Sway, est un hommage à ces 6 années de vie partagée avec l’artiste, avant de donner une série de concerts hommage à la Cordonnerie – SMAC.

Crédit photo bandeau : Cyril Folliot AFP

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