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Les tribulations d'une Nataly en mode On à Lyon
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Au coeur de la Fête des Lumières

2 ans après, presque jour pour jour, la famille tortue a repris ses valises pour s’installer sur la Presqu’île et notre première immersion a été une fois encore la Fête des Lumières. Mais vécu de l’intérieur cette fois, l’événement prend une toute autre dimension…

La fête des Lumières, c’est d’abord une organisation incroyable, une vraie fourmilière. Des nacelles, des livraisons, des barrières, des panneaux d’interdiction de circuler, de stationner (…) un tas petites choses qui nous agacent, nous les résidents. C’est aussi une armada de bonhommes en jaune, souvent bruyants, qui s’activent à la nuit tombée avec leurs filtres rouges, leurs boites à son et à lumière et des répétitions qui nous donnent l’eau à la bouche et l’impatience.

Tout commence avec les Lumignons du Cœur, une version améliorée des bougies chauffe plat de votre appareil à fondue vendues au profit d’une association caritative. Ces petites bougies sont déposées dans des verres décorés aux fenêtres et forment des guirlandes de lumières tremblantes et fragiles. Entre 20 000 et 30 000 de ces flammes vacillantes ont été déposées sur les marches de l’Odéon pour dévoiler une fresque géante.

Et puis il y a le vin chaud. Pour comprendre cette institution je dirais que c’est le brin de muguet de la Fête des Lumières. Les étudiants, les collégiens, les associations étaient déjà descendus bien avant l’heure avec leurs marmites et leurs réchauds. Les premières odeurs de cannelle n’ont pas attendu 20h que la fête commence mais s’accordaient très mal aux fumets des Bouchons Lyonnais.

Côté lumières, le spectacle était à la hauteur de la préparation. Chaque installation était originale et réussie. Un Songe Forain régressif plein de manèges, de sucreries et de rêveries avait pris possession de la grande roue de la place Bellecour (les voleurs avaient aussi pris possession de la place et des smartphones). Le Vol de Nuit était un parfait simulateur de voyage sur les traces de Saint Exupéry sans avoir le mal de l’air. La belle Carpe Koï flamboyante de la place de la République reposait sur l’eau sans se mouiller, sans clapotis, la technique a été plus forte que la nature.

Le Cœur du Théâtre des Célestins donnait le pouls de la ville. Gigantesque, charnu,  il battait au rythme cardiaque des amoureux qui se prêtaient au jeu et révélait leur chanson d’amour, souvent des vieux tubes ringards. Autre animation romantique, les pivoines de la place de La Bourse, hautes de 7 mètres formant de magnifiques bouquets vermillon.

Un détour final au pied de chez nous, place des Terreaux. Un détour de plus de 20 minutes entre le sens de la marche et les rues fermées nous empêchant de rentrer chez nous en ligne droite… Un chouette spectacle, grandiose, Sans Dessus Dessous sur le thème du dérèglement climatique.

Le CNRS quant à lui a illuminé de rubans l’hôtel de ville qui n’avait jamais vu autant de monde en si peu de temps et qui a loupé l’occasion d’installer des isoloirs et de distribuer des bulletins de vote. Et quand nous rentrons, éreintés, c’est le rythme endiablé sur une musique originale du spectacle vivant des Lampadophores qui passent sous nos fenêtres…

La Fête des Lumières vécue dans son cœur, c’est 3 jours non stop, des kilomètres parcourus et on en ressortirait presque polyglotte 😉

Des photos à retrouver ici et une rétrospective

 

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